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lundi 20 avril 2015

Te donner la vie, ce combat #3 : La grossesse de Kiki


Il y a des grossesses que l'on désire, on s'imagine enceinte, on fait tout pour l'être, on espère ce bébé et puis il y a des grossesses que l'on n'attend pas...

Des grossesses qui nous surprennent, car elles arrivent au moment où dans notre vie ce n'est pas le moment, ou tous simplement parce que l'on avait décidé que nous ne voulions pas d'autres enfants...

Nous voilà en 2012, je suis en pleins préparatifs de mon mariage, beaucoup de stress et de joie, un mariage qui se prépare en moins de deux mois... (je reviendrais dessus bientôt). 
Je suis en plein essayage de ma robe de mariée avec mes parents en ce samedi après midi. Nous avons un coup de cœur sur une robe (je dit "Nous" car mon papa et moi), mais la taille est en 36, ouf, elle me va, mais si je prends du poids d'ici le mariage, je ne pourrais plus la porter.

Mon papa me dit alors :
"Hé, tu n'es pas enceinte ? Au cas où tu gonfles, on pourra plus la fermé ! "
Je lui réponds sourire aux lèvres :
" Bien sûr que non-papa voyons ! 
Je prend la pilule ne je n'en veut pas d'autres tu le sais !"
 J'étais sûre de moi, nous pouvions prendre le 36 qui me sied parfaitement.

Je quitte mes parents et repars à ma routine quotidienne, mon train-train reprend.
 Mais voilà, depuis quelques semaines chaque fois que je suis en voiture, je ne me sens pas bien. 
Je me pensais malade, mais non la durée de la maladie est trop longue et surtout cela survient uniquement en voiture !
 Je fais un test de grossesse pour écarter cette hypothèse, mais étant sous pilule, je me dit que le résultat sera négatif, c'est ce que j'espérais en mon for intérieur du moins !

En moins de 2 secondes le résultat s'affiche, un résultat positif, enceinte +3 semaines, mon père était-il devin ?

À cet instant, milles et une questions me viennent en tête, des plus dures aux plus simplettes !
Que vais-je faire ? Et surtout, que vais-je devenir, moi qui ne rêvais que d'un enfant unique, moi qui ne voulais absolument pas briser cette fusion que j'avais avec ma puce !
Moi qui allaitais toujours ma princesse du haut de ses 2 ans et demi, je ne voulais rien casser de tout cela, j'avais peur que plus rien ne soit jamais pareil entre elle et moi.
Ce petit être qui était là en moi briserait-il tout cela ? 
Serais-je l'aimer comme j'aimais ma fille ?
Trop de questions auxquelles aucunes réponses n'était données, trop de peurs et de doutes...

C'est mon idéal de famille qui s'effondre à la vue de ce test de grossesse (Je t'en parle !). Non, je ne désirerais pas d'autres enfants, non, je ne veux pas de ce bébé, mais maintenant il est là.
 Oui c'est peut être injuste de raisonner comme cela, mais je pensais être maître du destin et de la vie qui est mienne !! 
 

Mais à coté de tout cela, Non, je ne veux pas avorter... 
Un enfant c'est un présent de la vie à mes yeux, je ne suis pas contre l'avortement mais je ne pouvais pas ôter la vie à mon futur bébé même si je ne l'avais pas désiré ! 
Le sentiment ressenti à ce moment est juste atroce, indescriptible...

Je suis perdue, pourquoi cela m'arrive t'il maintenant ?

Pourquoi suis-je malheureuse de porter à nouveau la vie ???

Ce test et ce bébé étaient un réel coup du sort pour moi, c'est peut-être dur de le dire, mais je ne n'étais absolument pas prête avoir avoir un second enfant.

Je ne le désirais absolument pas. 

Les mots sont forts et malheureusement ressentis à cet instant...

Après moultes conversations avec Papa C, nous décidons d'un comme un accord de garder le bébé.
Une autre issue à cette grossesse était pour nous deux inenvisageable,
mais maintenant comment l'accepter et comment éviter qu'il ne ressente tout cela ?  
Je fais donc une première écho de contrôle, Papa C n'y assistera pas, il est cloué au lit avec une gastro, je suis seule avec Nounou ce jour là .
Je ne peux pas parler librement à ce rendez-vous, je découvre un petit cœur qui bat et une Nounou qui pose plein de questions sur ce qui se passe. 

Le fœtus va bien, il sera à priori là pour mai (nous sommes en septembre).
Je suis triste de la situation mais rassurée que tout aille bien pour ce futur enfant.


Voilà, nous somme le jour de mon mariage, je peux toujours fermer ma robe (je dois ruser tout de même car le bustier ne ferme plus avec le soutien-gorge... ), mais je dois faire attention le premier trimestre est toujours risqué pour la femme enceinte. 
Je profite de ma journée et de ma soirée, en me restreignant !
 
Nous annonçons à nos familles respectives la venue de cet enfant pour mai, tous sont très heureux, mais moi, je ne suis pas sereine !!!

J'ai peur, peur de ne pas être a la hauteur, je ne me suis jamais imaginée avec plusieurs enfants, c'est la panique à bord dans ma tête. 

Je ne relèverais jamais ce défi que la vie a décidé de m'imposer.

Puis les semaines passent, le bébé commence à bouger, c'est un garçon, nous l'avons su à l'écho des 12 SA, son prénom est trouvé par Papa C.
  Prénom qui a une signification très forte d'ailleurs, comme un merci à Dieu pour ce cadeau !!

De mon côté, je ne me sens pas enceinte, je ne suis pas euphorique comme lors de la grossesse de Nounou. 
Je ne sens pas de lien se créer avec ce petit être, il n'est pas né, je ne me sens pas la force de lui apprendre la vie.
Je ne chante pas de chansons en caressant mon ventre, je ne cherche pas à imaginer son visage ou ses mimiques, bref je ne me projette pas .

C'est très dur de penser cela de son futur enfant, il me faudra voir un psychologue pour comprendre mon mal être et accepté enfin ma grossesse...



 
Nous voilà déjà à 17SA, le temps passe à une vitesse folle, j'ai un petit ventre, mais rien qui ne se vois réellement .

Nous savons que c'est un garçon donc je commence petit à petit les achats, mais le plus urgent est de déménager !!!

Nous vivons à ce moment-là dans un 50m2 une chambre pour 3... 
Dur dur de se projeter avec un bébé en plus !!

La course contre la montre est déclarée pour le logement...










25 SA, un bébé qui se porte bien, on me somme cependant de faire attention, j'ai de nombreuses contractions...
Comme lors de la grossesse à Nounou. 
Dans ma tête, c'est un peu moins le bazar, je me rassure en me disant que d'autres y sont arrivées avant moi, mais je perd à jamais l'idéal de la famille à 3 que je désirais plus que tout.
 J'ai compris a l’écho morphologique que plus jamais je ne m'autoriserais à penser que nous n'aurions qu'un seul enfant...
Une étape importante, je me projette enfin avec ce petit bébé, je me met à imaginer les traits de son visage et son sourire.

30 SA, c'est un après midi, je suis chez mes beaux-parents. Quelques jours avant nous avons fait beaucoup de voiture, je ressent beaucoup de contractions ce n'est pas douloureux mais gênant.

Après 3 heures de contactions nous décidons de partir faire un contrôle.
Monitoring, prise de tension, vérification du col, la sanction tombe !

"Nous vous gardons, il faut arrêter le travail, le bébé va arriver si nous ne faisons rien"

HEin ?? !! Je panique, je pleure, je ne comprends pas. 
J'ai laissé ma puce quelques heures... pas pour un long moment. 
 Je suis hospitalisée sur-le-champ, ils me mettent tout un tas de produits, je t'avoue que je ne sais absolument plus où j'en suis !

Je sais une chose, j'aime ce bébé, je veux que tout aille bien, c'est mon fils !!!

Je réalise à ce moment toute l'importance qu'il a mes yeux, combien je suis attaché à lui. 
Les débuts de la grossesse ont été dure, mais je l'aime, c'est mon sang, mon fils, mon don de dieu !!!!

Je suis hospitalisée pour deux semaines, avec un alitement très stricte. 
 Je n'avais pas le droit de me lever même pour aller aux toilettes (imagine la galère, on t'amène un pot pour que tu fasse tes besoins dedans et ce n'est qu'un détail car on te lave aussi bref tu perd toute autonomie !...). 
Je pète une durite mentale, mais je n'ai pas le choix si je veux que mon bébé vive et naisse sans risque.

Mes journées à l’hôpital se résument à dormir, jouer au Sims (merci ma Mamou pour m'avoir prêté son PC) et regarder la TV.
 Fini la clope (bouh je n'avais pas arrêté), fini les câlins avec ma puce et là, c'est le plus dure. 
 Elle me manque, je ne l'avais jamais laissée si longtemps, je sais que le papa gère comme un chef, mais je ressens le manque de ses bras.
  Son odeur, sa voix, j'ai mal, je pleure, je ne suis pas bien.

L'alitement, c'est vraiment dur surtout loin de chez soi !!!

Deux semaines plus tard, on me laisse sortir, Youpii ! 
Non, je devrais rester allonger ! 
Je ne devrais pas me lever jusqu'à nouvel ordre des médecins...

Je suis à la maison, c'est déjà ça.

Je vois devant mes yeux la vie de la maison s'organiser et mon déménagement (oui, car sa aussi faut le faire et pendants mon alitement -_- ). 
Je vois mon époux se démener chaque jour pour que toute se passe bien partout. 
Il est fatigué, mais ne le dit pas (merci à toi pour ce soutiens sans faille) !

Je vois ma belle-sœur venir à la maison pour aider. 
Elle restera une semaine, je la remercie du fond du cœur pour ce qu'elle a fait pour nous.
Je vois mes parents qui viendront à la maison me visiter et mes beaux-parents et leurs soutiens sans failles.

J'ai aussi vue les larmes de ma puce quand je ne pouvais pas la conduire à l'école, c'était très dur à encaisser.

La grossesse était difficile sur le plan physique pour moi par l'alitement, mais sur le plan morale pour toute la famille !

D’où je suis, j'ai aussi constaté des personnes qui ne pensais pas que cela arrivais et qui se fichais royalement de mon état, que cela ne tienne, j'ai eu du soutiens de beaucoup de proches au diable les autres !!

Le déménagement approche, grâce a ma belle-famille, nous déménageons. 
 Papa C n' a pas été seul, c'était ma plus grosse crainte.

Toute se passe bien, nous avons une nouvelle maison assez grande pour tous.

Papa C retravaille très vite, me voilà seule avec Nounou a la maison.


C'est le flip total !

Je n'ai pas le droit de bouger, mais je dois gérer ma puce qui est pleine de vie.

Malgré les interdits, je dois me lever, je suis a 34 SA !

J'ai beaucoup de contractions, mais je n'ai plus le choix.

Ma petite fille à besoin de moi.

Ce petit bébé en moi serait-il assez fort pour se battre deux semaines de plus ?

 


Mes journées sont rythmées désormais par le canapé et le lit, ma puce le comprend très bien du haut de ses 3 ans.

Je suis épatée de la maturité avec laquelle elle a compris l'importance du repos de maman. 
Je vois aussi dans son regard beaucoup d'inquiétude face à tout cela.

Nous sommes à 36 SA, on stoppe désormais tous les traitements, enfin ! 
j’étais bourrée aux médocs depuis l'hospitalisation et je n'aime pas du tout cela.
Je peux me lever, mais je dois rester sage, ne pas forcer !

Inutile de dire qu'à peine le traitement stoppé les contractions étaient là.
Je perd d’ailleurs le bouchon muqueux à peine quelques jours après avoir mis le pied à terre et arrêté les médicaments.

15/30 contractions par jours une horreur, un col ouvert en interne et en externe un bébé bas, c’était vraiment compliqué !

J'ai fait un premier faux départ une semaine après m'être relevée, soit à 37 SA, en pleine nuit, malgré les médicaments contre les fausses contractions, elles ne se stoppaient pas...

Après un monitoring et un contrôle du col, il me renvoyais chez moi, mais pas pour longtemps... 
(La suite et surtout l'accouchement ici  )



Sophie



Avez-vous vous aussi vécu une grossesse difficile  ?





7 commentaires:

  1. Oulala ma pauvre ta du avoir peur ...
    Pour Thiméo à 7 mois de grossesse mon col était ouvert de trois .. je ne devais pas forcer mais je forcer à aider mes parents à faire les travaux chez eux , la pelle à la main malgrés que mon chéri et mes parents m'engeuler .. rien faire sa m'énerver .. J'ai accoucher a 8 mois et 3 semaines malgrés aucun repos .
    On est toutes différentes ta eu du courage de rester à l'hopital moi 5 jours je chialer tout le temps mdr

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  2. Bébé est en effet arrivé par surprise et je vois que tu as eu du mal à accepter l'idée d'agrandir ta petite famille. Je pense que c'est normal comme réaction, tu avais d'autres projets en tête.
    Bisous ma belle

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  3. coucou,

    toutes mes grossesses ont été difficiles...
    la 1ère, j'ai accouché à 23 sa et notre ange s'est envolée
    la 2ème, repos strict à la maison, cerclage et j'ai failli aussi la perdre à 21 sa...hospitalisation avec alitement strict jusqu'à 29 sa (le pipi, popo dans la bassine n'a plus de secret pour moi !) ..et j'ai accouché à 31 sa....et fait 2 hémorragies à j+15 et j+30 qui ont failli mal finir ...
    5 ans plus tard, surprise ! je suis enceinte ! alors que selon les médecins, suite à l'embolisation de mon artère utérine, ce serait compliqué....la question de l'avortement s'est de suite posée ! je ne me voyais pas enceinte encore, avec tous les risques que ça entraînait...et encore moins de laisser ma puce si j'étais hospitalisée...mais devant le bonheur de mon mari, j'ai vite oublié cette solution...et là , comme toi, j'ai vu tout le monde se démener pour que je ne sois pas hospitalisé....au final, j'ai accouché à 38 sa sans hospitalisation (juste pour le cerclage )...
    bon, maintenant, j'arrête! car je suis restée quand même 7 mois sur mon canapé !!!!!

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  4. ma vie de maman séverine wuillemier20 avril 2015 à 22:08

    J ai juste été arrêté dès le début pour bébé deux, car à la base ils étaient deux, mais une poché avec debris et l autre défaut d accollement, bossany en cteche trop de risque

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  5. Coucou
    Et bien que d'émotions pendant ta 2ème grossesse!
    Ca a du être très difficile et ton chéri a l'air d'avoir vachement assuré,bravo à lui :)
    J'ai eu quelques frayeurs pendant a deuxième grossesse aussi,mesure pas bonne à la 2ème écho,on me parle trisomie et avortement avant meme de me faire la prise de sang!
    Pour finir la prise de sang est bonne ,là elle me dit c'est sur c'est une malformation cardiaque du coup,allez en urgence à l'hopital voir un cardiologue pour foetus (ne sais plus le nom) et tout est normal.
    A partir de ce moment,j'ai vécu angoisse sur angoisse la fin de ma grossesse et encore maintenant (il a 3 ans) je m'inquiète facilement et n'agit pas forcément de la même façon avec lui,surtout avec son retard de parole qui m'inquiète beaucoup....

    Par contre ce que j'aime c'est que la plupart des histoires de mauvaises grossesses finissent très bien :)

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  6. Effectivement, ça ne doit pas être facile de rester alitée quand on a une miss à garder. J'ai aussi dû rester à me reposer mais je n'avais pas d'autre enfant... Et j'ai aussi accouché quasiment tout de suite après avoir arrêté les médocs.

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  7. Quelle histoire! Non j'ai eu la chance que mes 4 grossesses se passent plutôt bien. Une amniocentèse pour la 1ere, une GEU entre ma 2eme et 3 eme puce mais je ne savais pas que j'étais enceinte (alors même si je pense souvent à ce bébé que je n'ai pas eu je n'ai pas vraiment été triste), une sensation bizarre pour ma 3eme grossesse (de la peur puis un manque de??? "sourire" du côté des proches (je ne les trouvaient pas spécialement heureux pour nous, pas comme pour les 2 autres grossesses, pas comme les personnes que je connaissais peu et qui me parlait avec un grand sourire)) et pour la 4eme une grosse peur de la neige pour l'accouchement. Mais bon rien comparé à un alitement, j'imagine la galère que ça aurait pu être pour ma 2eme avec ma 1ere encore à la maison.
    Bon eh bien maintenant j'attends la suite du récit ;)

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