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20/03/2019

Avancer et ne pas te retourner...


Avancer et ne pas te retourner ... 
Ne pas s'arrêter, jamais parce que sinon ton corps te rappellera à quel point il souffre à quel point il a mal mais personne ne peut l'aider. 
Personne ne sait vraiment ce qui te ronge.
 Malgré diverses recherches qui durent depuis trois années maintenant tu avances, tu n'attends plus vraiment des mots sur tes maux. 
Tu te dis simplement que tu as de la chance, tu es en vie et debout sur tes deux jambes, tu danses, tu chantes, tu cours... 
Tu les vois grandir, tes enfants toi. 
Jamais tu n'écoutes ce corps que tu ne comprends plus depuis longtemps. 
Jamais tu ne lâches vraiment prise. 

Tu le sais, le mal ne se voit pas, il est invisible donc n'existe pas.



"C'est peu être dans ta tête !"
 Ha, ça, tu l'as entendu, tu l'as ressenti alors tu te tais. Tu ne dis plus a quel point quelques pas te font souffrir. 
Tu ne dis plus quand tu n'arrives plus à serrer tes mains... 
Tu ne le dis plus quand tu ne dors plus parce que tu sais que tout ce qui ne se voit pas est un mensonge...
Tu te tais et tu avance.

Oh oui, tu avances sans te retourner. 
Tu ne cherches même plus à savoir pourquoi hier te claquais la tête contre le mur tellement elle te faisait souffrir, non tu ne cherches plus parce que les urgences te renvoient chez toi avec un simple paracétamol... 
Parce qu'avoir mal à la tête, c'est normal.
 Parce qu'il y a d'autres à qui cela arrive... 
Tu relativises, tu avances, c'est tout.


Le matin, tu te lèves et tes pieds touchent à peine le sol qu'ils te font déjà comprendre que la journée va être compliquée. Tu n'as pas encore bu ton café qu'il faudrait déjà prendre des tonnes de cachets juste pour faire taire tes deux pieds, mais tu ne le fais pas. 

Tu te dis que ça passera....

Quelques heures après tu n'arrives plus a attraper les objets, c'est au tour de tes deux mains de te rappeler qu'elles sont là. 
Tu as de la chance, tu les as encore toi.
 Manque de bol, tu bosses en grande surface, manque de bol, tu auras besoin d'elles toute la journée. 
La encore, tu pourrais te bourrer de cachets, mais tu ne le feras pas.
 Tu te diras comme chaque jour que ça passera. 

Viendra ensuite la fin de journée vers 17hr, tu commenceras à te demander comment tu finiras la journée. Tu hésites entre prendre les fameux cachets ou continuer à avancer.

 Alors tu prends sur toi, tu ne dis rien, tu ne prends rien, ça passera!! 

Il est vicieux ton dos quand tu as fait ce choix, il te montre qu'il en a assez lui aussi de cette journée, qu'il aimerait que tu allonges, mais non, il te reste du travail et ensuite ta journée ne s'achèvera pas si vite. 
La, une fois de plus tu te diras que ça passera.

 Ton Arme fatal aujourd'hui ton mental, ton armure c'est ton sourire. 



Lui, il sait cacher les pires souffrances qui se cachent en toi.
 Bien que ronger par des douleurs bien plus perverses les unes que les autres jamais tu ne cesses de sourire.
 Ta bienveillance et ta gentillesse te caractérisent personne n'imagine à quel point tu es seule face à une souffrance sans nom. 



Personne ni même celui qui partage ta vie pourtant, il essaye de comprendre après cette journée ce qui t'empêche de t'endormir, mais il ne peut pas savoir à quel point cela est inconfortable.

 Il ne peut s'imaginer que même l'allonger dans le lit tes pieds te brûlent, tes mains sont engourdies et ton dos hurle qui n'en peux plus.



Il ne peut comprendre ma souffrance, mais il compatit, il essaye d'aider, mais que faire quand le mal ne porte aucun nom ? 

Que faire quand la médecine piétine et même à certains moments ne veux plus chercher le causse ?

Quand le mal ne porte pas de nom devons, nous l'étouffer et continuez d'avancer ??


Souris tu es en vie, c'est ma devise mais parfois je faiblis, parfois, j'ai peur.



Je me demande à quel moment mon corps cessera d'avancer. 
Je me questionne beaucoup sur cela.
 Il m'arrive bien souvent quand le sommeil ne vient pas à songer à ce que je ferrais si je n'avais aucune douleur. 



Moi qui adorais m'attabler des heures au pc pour être sur le blog, je ne peux plus tenir cette position qui m'est si inconfortable maintenant.

 Cela me manque tellement. 

C'est un réconfort pour moi ce blog, cette amitié si profonde avec Amanda. 



Vraiment, je me demande, si mes mains n'étaient pas si douloureuses est ce que je pourrais refaire les choses que j'aimais faire avant ????



J'avoue, j'en parle très peux autour de moi seul les très proches le savent. 



Je me plains un peu (beaucoup) à mon homme surtout le soir enfin, il m'entend surtout pester après ma journée de travail : " bordel mes pieds me font mal"," ***tain mon dos", "pfff j'arrive plus à bouger mes doigts".

 Mais il est mignon, il compatit, il sourit et hop on repart.





Cet article est très brouillon, je m'en excuse, mais j'avais un besoin de poser cela là. 
Après une journée à la maison où j'ai jardiné un peu, il m'a fallu arrêter parce que mes put** de mains ne voulaient plus rien faire ...
 Alors oui, j'en ai assez certains jours et le seul endroit ou j'ai voulu me défouler c'était ici.







Va-on avancer et surtout, on ne se retourne plus ...



Un bisous


Sophie

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