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15/06/2018

Des mots que tu ne pourras jamais lire, 1 mois sans toi, ce cauchemar


Nous voilà 1 mois après, 31 jours sans toi, 31 jours à penser à toi le cœur cassé. J'accuse toujours 
le coup, pourquoi toi, pourquoi maintenant ? Il n'y a pas d'âge pour mourir et 70 ans c'est pas jeune 
sans être super vieux. J'ai la haine, tu t'étais battu si fort 8 ans auparavant et tu a gagné. 
Tu as mis tant de force pour cela, tu étais resté toi comme avant, intacte et si jeune 
dans l'esprit, toujours dans la rigolade, toujours le cœur à tout.


Là, je suis toujours aussi perdue mais cela se voit moins au grand jour, pourtant chaque jour est plus pénible que le précédent. Ce fossé du manque qui se creuse, plus le temps passe, plus ton absence m'est insupportable. Il faut continuer comme tout le monde dit, évidemment que dire d'autre que les évidences on a pas le choix. Mais ce n'est pas aussi simple à vivre, maintenant il me faut continuer de vivre heureuse pour eux tout en cachant ma tristesse et la garder pour mes moments seules.

On dit que le temps "arrange les choses", non ce n'est pas quelque chose qui peut être arranger, c'est une blessure qui restera à jamais ouverte pour moi. Il faut accepter, oui ça je l'ai compris... si les gens pouvaient arrêter de répéter en boucle d'ailleurs. Il n'y a pas de phase de déni là dedans, comment nier ce que j'ai pu voir, toi étendu sans vie. J'ai toujours eu peur de voir quelqu'un que j'aime sans vie, et pourtant ce jour là, tu était partis 15 minutes avant, je n'avais pas peur de toi, tu étais là mais sans être là. J'ai posé la main sur ton cœur, j'ai pu voir en face la mort, plus rien, le néant, mon esprit est resté figé à ce moment là. J'ai pu voir et constater, pleuré et trouver les choses insensés. J'ai posé ma main sur ton front et je n'ai pas pu me dire que c'était le dernier regard que je porterai sur toi, parce que la suite je n'ai pas pu la supporter.

Comment supporter de te voir "arrangé/maquillé" comme on dit, pour que les gens viennent se recueillir, à ce moment là mon esprit à cesser de vouloir comprendre.

Mon amour pour toi est tellement immense qu'il m'est impossible pour moi de te voir comme cela. Toi si vivant, te voir présenter aux yeux de tous comme ça, si l'opposé de toi, qui était du matin au soir si vivant et si joyeux, cette vue m'aura été insupportable 2 secondes de loin et plus jamais je n'ai pu te regarder. Non je ne regrette pas cette décision car cette mise en scène pour moi ce n'était pas le toi que j'ai connus depuis ma naissance. J'ai tellement eu mal ces journées là, j'ai toujours si mal à y repenser.

On dit que les meilleurs partent en premier, forcer de constater que le dicton dit bien vrai, je me demande pourquoi la vie s'acharne sur les meilleurs, c'est simplement déguelasse.

Comme dire autre chose que le meilleur, je ne peux rien te reprocher en 31 ans d'existence. Un exemple de positivité, de bon jugé et de sagesse. On était si connecté, voilà cette fusion qu'ont certain enfant avec l'un de leur parent bien c'était le cas, et pour combler le tout je suis la seule enfant.

Tellement le cas que peut importe ton âge, mon rang de fille et de toi père, l'histoire est tout autre au final, c'est celle de deux êtres qui s'aiment inconditionnellement pour une confiance aveugle et un vivre pour voir le bonheur de l'autre chaque jour. Te voir heureux me rendait heureuse, et tu étais pareil à l'inverse.

Je peux même dire que tu étais mon papa-enfant, je voulais tant te protéger des choses. Les épreuves rapprochent et celle que tu avais vécu a intensifier notre lien déjà tellement immense, tellement beau.

J'ai perdu mon Papa, c'est tellement banal comme histoire dans ce monde pourtant non, rien que de l'écrire cela m'est difficile. Parler de toi au passé, dire des mots comme décédé, ou mort pour te désigner, ce sont des mots insupportable à placer pour la vision que j'ai de toi. 

Tu as marqué tant de gens par ta positivité, ton départ à peiné tellement de personnes. Quel homme courageux jusqu'au bout tu a été, jamais une plainte, jamais le moral dans les chaussettes, toujours la bonne humeur et avancer, prendre les journées comme d'habitude parce que c'est comme ça et qu'on peux rien y faire. Tu apportais tellement à ce monde, comme à t'il pu vouloir t'éliminer toi cet homme si fort, si beau.

La seule chose que t'aurai aimé c'est vivre avec nous encore évidemment. On parle pas de gagner au loto ou d'aller voyager, non juste être là, vivre. Saleté de maladie, saleté de circonstances qui t'auront happés un peu plus vite loin de nous.

J'entend toujours ta voix, je me souviens de toi dans les moindres détails. Comment on fait pour avancer sans être tourmenter, moi je ne sais pas, c'est pas facile à gérer. Je vais devoir vivre jusqu’à là fin de ma propre vie sans toi, c'est vraiment l'horreur même si c'est "l'ordre des choses" pour un enfant.

Quand tout va bien on ne pense pas complètement à ce que la vie inclus, la perte obligatoire un jour des gens qu'on aime. C'est si terrible de le prendre en pleine face quand on roule sur l'autoroute du bonheur.

En bref, ce dernier mois j'ai vécu un de mes pires cauchemars, peut-être même le pire, celui que je redoutais le plus en tout cas de la vie parce qu'on voit le temps avancer. Après l'inquiétude, les moments d'espoir puis de constat et de perte d'espoir. Après avoir tenu bon avec toi pour que tu parte serein sans souffrir. Après avoir vu ton cercueil, ta tombe, quand il t'on mis dans ce trou, j'ai senti que je perdais le sens du bonheur à ce moment là, je perdais une partie de moi. Non pas que je n'arrive pas à être heureuse en journée avec les petits ou avec mon homme mais j'ai perdu le sentiment du vrai bonheur jusqu'au fond de moi sans ombre au tableau, parce que jamais tu deviendra un simple détail du passé.

Chaque jour, une partie de mon esprit est avec toi, tu es avec moi et c'est à la fois rassurant et pesant. J'ai cette tristesse qui envahis mes journées et qui en même temps paradoxalement me fait du bien parce que je suis avec toi encore plus dans ces moments là. Je voudrais tellement te parler ou juste croiser ton regard. Je n'avais pas besoin de grand chose pour être booster le temps de te revoir mais maintenant c'est fini, plus jamais jamais jamais on ne pourra communiquer ou échanger. Il reste les souvenirs qu'on dit mais ce n'est pas du "réel", des photos, une vidéo ici et là ça compte mais pas assez pour avoir la prétention de tout arranger.

Parce que j'ai trop besoin de partager les jolies choses de la vie avec toi, de ton avis, de ton sourire, de ton regard, de tes blagues et de ta joie, j'ai 31 ans bientôt et je me sens si petite...


Amanda

5 commentaires:

  1. Je ressens tellement tout ça, j'ai perdu mon papa j'avais 15 ans et cette semaine ma chère petite maman chérie alors que j'ai voulu y croire jusqu'au bout �� je me sens vide perdue anéantie je ne sais pas quel quotidien je vais avoir sans elle ��

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  2. Je suis de tout coeur avec vous. Je n'ai pas non plus toutes les réponses pour la suite, ce que je sais c'est qu'il faut essayer de vivre heureux pour eux... Une lourde mission parce que cela ne sera jamais simple, ils font partis de nous.

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  3. Bonjour. Cet article me touche énormément. J’ai perdu ma maman en janvier et la douleur est toujours intacte près de 6 mois plus tard. Ce passage est très beau, mais aussi tellement criant…cela n’a rien de banal. Je vous souhaite bon courage.

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    1. Merci beaucoup <3, ce texte est sorti en même temps que beaucoup de larmes sincèrement...bon courage à vous également, le temps passe mais la douleurs est là voir pire..

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    2. Merci. Oui, il faudra du temps. :)

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