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03/08/2018

L'amour avec un grand P


Cet amour c'est un amour de naissance. Un amour véritable, un amour plus fort que tout. C'est celui du sang comme on l'appel. Un pacte de la vie évident et irréversible quoi qu'il arrive. Quelque chose qu'on ne change pas et qu'on ne mesure pas, cet amour nous fait du bien. Moi j'ai vécu avec mon Papa un lien parfait. Une fusion émotionnelle dont je n'ai même pas de mot pour décrire réellement ce lien tellement il était évident, au delà de tout. Avoir une confiance infinie, lire dans le regard de l'autre sans parler, un lien où plus rien n'a besoin d'être prouvé.


Tu étais le moteur de l'ambiance de mon humeur. Ma vraie réalité, absolument heureuse comme un don du ciel dès mon arrivée sur terre, mon ange parmi les vivants.

Je ne connais la vie qu'avec toi. La vie on l'a toujours vécu comme elle venait. Puis un jour nous avons eu le cœur serré, peur, puis l'espoir comme un titre de rappel à l'ordre de ce que l'on devra rendre à la vie. Une période ensuite qu'on vécu à fond parce qu'on le savait au fond de nous qu'un jour cela recommencerait. Vieillir on aimerait bien éviter, ah si quelqu'un avait la solution. J'aime ta façon d'aborder les journées, jamais en regardant le négatif, toujours en parlant du positif. Accepter les choses sans se triturer, sans se plaindre. Une force mentale que je n'ai pas d'ailleurs. J'admire comme tu as été pendant ces 30 ans de ma vie et ce jusqu’à la fin. L'exemple même du bon moral,du bon jugé, de l'homme attendrissant aimant, pensant qu'au bien des autres. Ne jamais se résigner tu l'a montré, malheureusement même le moral ne suffit pas parfois...

Maintenant, mon cœur est en compote, j'ai comme un sentiment d'abandon. Pas de ta part, de la mienne. J'ai l'impression de t'avoir oublié quelque part. Parfois tellement insensé j'ai cette impression que tu es resté à l’hôpital dans ta chambre, c'est surement la seule façon de ne pas sombrer la journée, un déni partiel.
Peut être quelques part momentanément... non ce n'est pas vrai, à chaque retour à la réalité, cette réalité parallèle à la vie que je n'aurai vendue pour rien au monde, je reçois un coup de poignard comme le premier jour de ton départ.

Rien que de parler au passé de toi est pour moi comme une insulte a notre lien, j'ai le sentiment de tirer un trait et ça je ne l'admet pas.
Rien n'est effacée mais tout les autres semble oublier, oui c'est une réalité. On ne peux pas en vouloir aux autres, c'est normal, mais le vivre c'est terrible à traverser.

Tu es là dans ma tête, je n'arrive pas à être comme avant, je n'y arriverais plus. Reculer le moment du sommeil pour ne pas s'endormir en pleurant c'est devenu une habitude.
La tristesse qui m'envahie au moment de fermer les yeux, ces gouttes mouillant l'oreiller directement d'un côté et s'agrippant a mon nez de l'autre. Ces frissons de chagrin, les poing noués. Les sanglots étouffés et les matins aux réveils en pleurs. Demain ce sera une autre journée supplémentaire qui m'éloignera encore plus de toi, de nos derniers moments.

Avancer sans rechigner, occulter pour le bien-être des autres. Pleurer pour toi, c'est le dernier lien qui m'uni a toi. Je suis avec toi dans ces moments, je refuse obstinément de les quitter, j'ai tant besoin de ta présence. La peur de l'absence, le constat du silence, ce besoin viscérale de ta voix, de ton regard, du ton joyeux sourire et de tes paroles adorables.

Je n'ai qu'un sentiment qui me rassure pour le moment, l'homme qu'il ne fallait pas louper sur cette terre, pour moi je l'ai connu.
Certains à une époque on dit voir Jésus ressusciter, ou Moise écarter des eaux, moi je ne crois en rien mais mon miracle c'est d'avoir partagé et vu de mes propres yeux le bonheur incarné et de continuer à l'aimer avec un grand P.

Je t'aime.

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